Pourquoi « théâtre » ?

Ré-aborder ses codes, ses conventions. Il faut nous confronter au théâtre, sans abuser de moyens qui pourraient relever d’autres médiums, comme échappatoires. Le théâtre est une parole vivante, et nous voulons sans cesse en être émues et étonnées.

Nous imaginons, au milieu des vastes étendues rurales, un théâtre-abri.

Un « chez nous » ouvert pour accueillir les autres, mais aussi un refuge pour nous permettre de travailler, pour dérouler notre fil…

Les trois Parques, figures féminines, métaphores de la vie aux contours rugueux qui sinuent par des chemins obscurs. Comme aussi des gardiennes de la destinée.
Des forces de la nature, indispensables et fécondes, à l’image du théâtre que nous défendons.

Nona, la fileuse, représente la création, l’inventivité, à l’image de la nature. Cette première Parque symbolise notre volonté d’être dans l’expérimentation.
Decima, la seconde, celle qui mêle les fils du destin, comme une rencontre, un échange. Nous la percevons comme la figure du langage.
Morta, exprime la rupture, l’inévitable et l’intransigeance. Elle évoque une forme finale, une production aboutie.

Ces trois divinités, parce qu’elles sont poétiques, nous rappellent que sensible et émotion sont au cœur de notre recherche…

Le Théâtre des trois Parques est fondé, en 2015, par Julie et Clémence Delille.

 

Une compagnie émergente

Sœurs, nous avons bien sûr une histoire, des intérêts mais surtout une exigence commune. Julie, comédienne issue de l’École Nationale Supérieure de la Comédie de Saint-Étienne et Clémence, scénographe formée aux Arts Décoratifs de Strasbourg, partageons le même désir : celui de faire du théâtre un lieu de recherche, de réflexion et d’ouverture.

Dans un petit village du sud Berry, loin de bien des choses mais proche de l’essentiel, nous souhaitons que cette terre soit le lieu de notre ancrage. Ce territoire comme source d’inspiration, comme ressource. Avec ses forêts et ses paysages, avec ses mystères et ses mythologies.

Accompagnées par les écrits de Robert Walser, Nicole Caligaris, Jean Giono, par les œuvres de Berlinde de Bruyckere, ou celles de Clément Cogitore, tous sont autant de possibilités d’enrichir et de rêver notre travail.

Avec nos partenaires, nous souhaitons imaginer et construire des projets de territoire(s), nous impliquer avec les structures sur le plan de l’action culturelle. Nous proposons des initiatives singulières, partant des compétences et des spécificités de chacun.

La rencontre avec un lieu doit générer une recherche spécifique. Il n’est pas simple support de représentation, de projection, de diffusion, tant il est fondamental de considérer le contexte comme outil et base de travail car il révèle dans une approche vivante ce que l’homme et la nature ont façonné durant des siècles, sans le figer.

Outre des spectacles, la compagnie crée également des petites formes (L’Impromptu en ouverture de saison 2016 d’Equinoxe), performances, lectures, permettant de travailler sur différentes modalités de rencontre avec le public.

Julie Delille mène régulièrement des actions de formation (notamment en enseignement de spécialité et option théâtre en partenariat avec Equinoxe et la Maison de la Culture de Bourges) et enseigne également au Conservatoire d’Orléans entre 2012-2014, intervient au Conservatoire de Nantes et du Mans et régulièrement à l’Université Catholique d’Angers. De janvier à juin 2016, à l’initiative de la DRAC Centre-Val de Loire et des Bains Douches, scène de musiques actuelles à Lignières, Julie fait partie des trois artistes invités à mener un projet de résidence artistique TREAC au collège de Châteaumeillant.

Compagnie associée à Equinoxe / Scène Nationale de Châteauroux, le Théâtre des trois Parques est soutenu par la Drac et la Région CentreVal de Loire, le département du Cher, ainsi que par la commune de Montlouis.