Seul ce qui brûle – presse

 

Julie Delille: ce fut comme une apparition

Après l’extraordinaire « Je suis la bête », Julie Delille signe « Seul ce qui brûle » adapté du roman incandescent au titre éponyme de Christiane Singer. Un théâtre magnifiquement à contre-courant : lent, sombre, envoûtant, hors temps, creusant ce lit du théâtre qu’est l’apparition d’un être face à un autre qui le fascine.

On avait découvert Julie Delille avec un spectacle sombre, inquiétant, surprenant, bref : inoubliable, Je suis la bête (lire ici) d’après le magnifique livre éponyme d’Anne Sibran. Voici qu’elle nous revient avec un autre spectacle, lui aussi, prenant et envoûtant : Seul ce qui brûle d’après le non moins magnifique livre éponyme de Christiane Singer, librement inspiré d’une brève nouvelle de l’Heptaméron de Marguerite de Navarre. Deux textes puissants, hors mode, hors tout, et deux versions ou plutôt visions ou encore transfigurations scéniques puisant dans l’essence même du théâtre : une lumière qui vibre dans la nuit, des mots qui déchirent le silence, un corps qui advient comme une apparition.

 

Une coupelle d’eau

La compagnie de Julie Delille, le Théâtre des trois Parques, est implantée dans un petit village du Cher où elle habite, Montlouis. « Nous imaginons, au milieu de ces vastes étendues rurales, un théâtre-abri », écrit-elle. Le nom de la compagnie n’est pas un gadget, c’est un engagement. Les trois divinités poétiques sont les garantes d’un théâtre qui met « le sensible et l’émotion » au cœur de « la recherche ». Comme pour Je suis la bête, Julie Delille fait tandem avec Chantal de la Coste qui signe les costumes, la scénographie et cosigne avec Julie Delille l’adaptation. Une belle complicité.

Le théâtre de Julie Delille naît de la nuit. Celle, profonde, de l’inconscient, des rêves, celle de désirs enfouis, celle de la sauvagerie indomptable des corps et des sentiments, celle du théâtre. Après les forêts humides, les pierres épaisses du château de Sigismund, seigneur d’Ehrenburg, nous voici plongés dans un temps ancien, immémorial, comme sorti des contes et légendes de France, de Flandres ou de Westphalie.

Faisant halte dans un château avec une compagnie de chasse, il la voit. Elle porte une coupelle d’eau à son chien en prenant garde de ne pas en verser une goutte. « La grâce meurtrière de son avancée, petit pas après petit pas, et sa cascade de cheveux mordorés à peine retenue d’une cordelière de soie me tinrent pétrifié. Je n’avais jamais rien vu de ma vie d’aussi beau ni d’aussi terrifiant que cette apparition », dit Sigismund (interprété avec force et fêlures par Laurent Desponds). C’est le même mot (« Ce fut comme une apparition ») qui vient sous la plume de Flaubert quand Frédéric voit pour la première fois Madame Arnoux aux premières pages de L’Education sentimentale. Elle, c’est Albe (la fragilité faite force de l’actrice Lynn Thibault), elle a treize ans, Sigismund en a trente-cinq. Il l’épouse, elle l’avait entraperçu, elle savait que ce serait lui, « je reconnus celui que je n’avais jamais vu ».

Les années passent (maladie, fausse couche, mauvaises affaires), la passion appelle bientôt le poison de la jalousie. « Oserai-je dire jusqu’où me poussait ma folie ? J’étais comme jaloux de moi-même – de cet homme maussade dans les bras duquel elle se jetait si innocemment », dit Sigismund. Alors, un jour où sa jeune épouse s’amuse avec un très jeune page et qu’il les voit rouler sur un lit, c’en est trop, il poignarde le page, séquestre Albe dans sa chambre, la prive de la lumière du jour, lui fait raser la tête par un barbier. Chaque soir, à l’heure du dîner, disposant les lumières en sorte qu’elle ne le voit pas, Sigismund la regarde, l’oblige à boire de l’eau dans la coupe que forme le crane du page serti d’argent, métamorphose cruelle de la coupelle qu’elle apportait à son chien le premier jour où il la vit.

Un soir, un ami de Sigismund, le seigneur de Bernage, alors qu’il est de passage, est témoin de cette scène du bol-crâne qui le saisit. Le lendemain, avant de prendre congé, il demande à présenter ses hommages à l’épouse séquestrée, dit à cette dernière qu’il la tient « pour la plus malheureuse des femmes ». Elle pleure, puis parle. Sigismund voyant sa « détresse d’amour » est anéanti. L’ami lui demande de pardonner. Le couple se retrouve, leurs corps se mêlent à nouveau. Albe veillera sur les derniers instants de son époux, enceinte d’un quatrième enfant.

Des lettres adressées

Christiane Singer a construit habilement son récit par des lettres, mode chère au XVIIIe siècle dont elle aime également la langue soignée. D’abord, une longue lettre de Sigismund au seigneur de Bernage, puis une lettre de son épouse au même destinataire (suivies d’autres, plus courtes pour conclure). Cette construction du récit se traduit dans le spectacle par un renversant renversement de lumière. Sigismund (qui a parlé) et Albe (qui va parler), dans leur enfermement respectif, nous regardent nimbés de pénombre. Alors la lumière de la salle se rallume, non pas pleinement, mais à peine, le public est saisi, comme interdit, troublé, puis, au comble de l’incertitude, la lumière de la salle baisse et Albe parle.

Pas de dialogue donc. Mais deux récits qui se répondent. Autant la douleur alourdit le corps de l’homme, autant celui de son épouse, plus jeune, semble s’alléger dans l’épreuve qui lui est infligée et qui la grandit. Aucun dialogue donc, mais des frôlements, des regards voilés de larmes retenues, tout un jeu d’apparitions, disparitions orchestré par le magnifique travail de la lumière (Elsa Revol), le bouleversant lamento du son (Julien Lepreux) et l’imposant grand rideau tissé entre les pans duquel Albe, encore et encore, apparaît.

Seul ce qui brûle, création à la Maison de la Culture, scène nationale de Bourges, où Julie Delille est artiste associée, jusqu’au 8 oct, puis tournée :
Théâtre du Bois de l’Aune, Aix en Provence
les 4 et 5 nov ; Théâtre de l’Union / CDN de Limoges, les 17 et 18 nov ; Scène nationale d’Angoulême, les 20 et 21 nov ; Gallia Théâtre de Saintes le 26 nov ; CDN d’Orléans du 1er au 4 déc ; Théâtre de Chartres , le 8 déc ; Equinoxe – Scène nationale de Châteauroux les 6 et 7 janv ; Théâtre Olympia / CDN de Tours du 19 au 21 ; Printemps des Comédiens, Montpellier en juin 2021.

Le roman de Christiane Singer, paru chez Albin Michel, est disponible en Livre de poche. 

 

« Un état de séquestration » en écho au confinement pour « Seul ce qui brûle », une pièce créée à Châteauroux

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Laurent Desponds incarne Sigismund. © (Photo Yannick Pirot)
Laurent Desponds incarne Sigismund. © (Photo Yannick Pirot)

 

« Il y a des résonances entre l’œuvre et ce que l’on a vécu », prévient Julie Delille en référence au confinement. Elle présente Seul ce qui brûle comme « une histoire d’amour à la fois très noire et très lumineuse ».
« Ça se termine bien » Sigismund accuse sa femme Albe d’adultère. Il la condamne pendant trois ans à un rituel macabre à l’heure de dîner. « Nous sommes face à un personnage féminin qui est dans un état de séquestration imposé par le personnage masculin », détaille Julie Delille.
Pourtant, le rapport de force n’est pas aussi tranché qu’il n’y paraît. « Albe se libère par elle-même. Cela pose la question de la responsabilité, du “ choisis la vie et tu vivras ”, souligne-t-elle. Tandis que lui, Sigismund, en ayant voulu l’enfermer, se détruit complètement. »
L’intervention d’un troisième personnage bouleverse la perception de Sigismund. « Il va voir, à travers le regard de l’autre, la situation telle qu’elle est vraiment. » Cette prise de conscience entraîne une « conversion ».
« Au lieu de s’affliger, il est projeté vers le réel. » Un monde réel, qui pour l’autrice Christiane Singer, n’est accessible que dans « de brefs moments de nos vies où nos sens sont décuplés ».


Après trois ans où Sigismund s’était piégé dans une situation qu’il a lui même créée, « la vie va rejaillir. Il va renaître de ses cendres et devient un phénix », décrypte la metteuse en scène.


Les personnages ne s’encombrent pas de culpabilisation. « Ils sont prêts à se recevoir. Ça se termine bien. »
« Seul ce qui brûle » de Christiane Singer, adapté et mis en scène par Julie Delille. À Équinoxe, mercredi 6 janvier, à 20 h 30, représentation suivie d’un échange avec les artistes, et jeudi 7 janvier, à 20 h 30.

 

 

 

Seul ce qui brûle, à la Maison de la Culture de Bourges : un amour incandescent

Créé mardi 6 octobre à l’auditorium, Seul ce qui brûle, spectacle mis en scène par Julie Delille, artiste associée à la Maison de la Culture de Bourges, est encore joué ce mercredi et ce jeudi soirs à l’auditorium. 

Sigismund aime Albe. Albe aime Sigismund. C’est ainsi que l’histoire commence, et c’est ainsi, aussi, qu’elle finit. Pourtant, rien n’est aussi simple au château d’Ehrenburg. Lorsque la voix de Sigismund s’élève, venant d’un frêle halo de lumière, sur un plateau plongé dans le noir, de cet amour ne restent que des cendres. Moins encore. Pas même une lueur d’espoir.

Un lent monologue

Pas à pas, en un lent monologue, portée par cette voix sourde, contenue, qui se brise parfois et parfois disparaît, l’histoire se dévoile. Une histoire d’amour belle et cruelle. Une histoire commencée dans la joie, l’insouciance, les élans du coeur et du corps, et puis plongée dans l’enfer du doute, de la colère, de la vengeance et du châtiment.

Tandis que Sigismund parle, Albe traverse le plateau, du même pas lent, refaisant les mêmes gestes, buvant sans cesse à cette coupe faite du crâne du jeune page que son mari a tué sous ses yeux. Deux époux partageant le même espace, et pourtant aussi éloignés l’un de l’autre qu’on peut l’être. 

Je ne sais si vous avez eu le terrifiant privilège de connaître la passion d’amour. C’est le plus vertigineux des abîmes dans lequel il soit possible à l’homme de descendre. Un abîme de flammes et de souffrances aiguës (…) La seule délivrance est d’y être consumé sans résidus ! 

Christiane Singer (Seul ce qui brûle)

 

La pénombre omniprésente, qui va parfois jusqu’au noir complet, la lenteur des gestes répétés, le poids des silences, le bruit du vent qu’on entend par moments  se transformer en chants ou en grondements, les brefs éclats de lumière, l’économie de mouvement, le dépouillement du plateau…  Tout concourt à faire vibrer le texte de Christiane Singer, pour qu’il atteigne les coeurs, les âmes. 

Naissance d’un spectacle avec Julie Delille, artiste associée à la Maison de la Culture de Bourges

 

La voix juvénile et fraîche de Lyn Thibault (Albe), répondant à la gravité de celle de Laurent Desponds (Sigismund), fait soudain basculer le récit. Privée de liberté, de lumière, de jeux, elle choisit de ne pas subir le châtiment, mais de s’en emparer, pour se transformer, grandir, continuer à porter l’amour en elle. 

« Celui qui fait sien son destin – aussi hostile et terrible soit-il – celui-là est libre »

« Celui qui fait sien son destin – aussi hostile et terrible soit-il – celui-là est libre », se répète-t-elle. La noirceur s’estompe, doucement, à son contact, pour laisser place à la vie et à l’espoir. « Je retournerai dans le monde et le monde en moi. »

Et à la fin, c’est l’amour qui renaît de ses cendres.

Martine Pesez

Pratique. Mercredi 7 et jeudi 8 octobre, à 20 heures, à l’auditorium, 34, rue Henri-Sellier. Rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation, le mercredi 7 octobre. Entrée : 12 ou 26 euros (hors abonnement) et 9 ou 15 euros (carte MCB). 02.48.70.91.04. www.mcbourges.com

Julie Delille, « passeuse d’œuvres »
« Passeuse d’œuvres », selon ses termes, Julie Delille plaide pour la discrétion, voire l’effacement dans le travail de mise en scène. « Je ne fais pas les choses à ma sauce », dit-elle. Elle essaye plutôt de les laisser se faire, naturellement. « J’erre dans le noir et, à un moment, j’entends une vibration. Je suis un peu la garante de la vibration ! »
Du temps, de l’écoute, du silence, c’est ce que cette création a demandé, à chaque étape. Le texte de Christiane Singer a été adapté à Noirlac, « un lieu important, dans lequel je retourne souvent. Pour moi, les lieux imprègnent beaucoup le travail ».

En tournée à Limoges, Chartres, Orléans…

Les gens aussi, ainsi que les comédiens et l’équipe dont elle s’est entourée (Alix Fournier-Pittaluga, assistante à la mise en scène, Chantal de la Coste, scénographie, costumes, Elsa Revol, création lumière, Julien Lépreux, création sonore, Antonin Chaumet, régie générale), sans oublier les ateliers de construction de la Maison de la Culture, qui ont créé les décors.
« Un spectacle est constitué de tous les gens qui ont participé à sa création. » Et puis, il part à la rencontre du public…
Après Bourges, ce sera Aix-en-Provence, Limoges, Angoulême, Saintes, Orléans, Chartres, Châteauroux, Tours et Montpellier, à l’occasion du printemps des Comédiens (juin 2021).

Naissance d’un spectacle avec Julie Delille, artiste associée à la Maison de la Culture de Bourges

 

En pleine répétition, à l’auditorium, de sa nouvelle création, Seul ce qui brûle, adaptée d’un texte de Christiane Singer, Julie Delille apparaît à la fois sereine et concentrée.

Pour la première fois, elle ne sera pas sur scène. Et, sourit Julie Delille, « je ne ressens pas de frustration. Je pensais que ce serait un passage difficile, mais je le vis très bien. Je suis très comblée par ce que j’ai en face de moi. »


Comment avez-vous eu l’idée de ce spectacle ?

Ma rencontre avec l’œuvre remonte à 2016. Je ne me souviens pas très bien de mon premier contact avec le texte ; je pense que j’ai ressenti une sorte de rythme, de vibration. Mais je ne me suis pas tout de suite dit : “je vais le monter”. Je lis beaucoup, et il y a des livres qui restent à côté de moi. Celui-ci est resté longtemps dans mon champ de vision. Il m’a fallu un an, un an et demi pour m’arrêter sur le fait que je pouvais en faire quelque chose. Je pense que cela ne passe pas par une volonté de ma part…


Et ensuite ?

Les projets, pour moi, c’est en règle générale quatre ans de gestation. Il me faut passer beaucoup de temps toute seule. Des avis extérieurs pourraient interférer. Ensuite, je commence à en parler à un tout petit cercle de personnes. Et je construis mon discours de cercle en cercle. Le dernier, c’est le public !

 

Quelles ont été les réactions devant ce texte ?

Mon entourage a été très partagé. La qualité du texte est reconnue par tous, mais certains ont été déstabilisés. Les réactions des personnages dépassent leur entendement. Ils ne comprennent pas. Soit cela suscite la curiosité, soit cela suscite un rejet, parce que ça dérange. Cela a été très important dans le choix des membres de l’équipe.

On pourrait dire que je suis une passeuse d’œuvres par le biais du théâtre, qui est mon mode d’expression.

Julie Delille 


Pourquoi avez-vous pris la décision de ne pas jouer ?

 

En fait, je n’ai pas envisagé de jouer. Très vite quand les deux rôles se sont imposés, quand j’ai eu l’idée d’un spectacle, j’ai entendu les voix des deux comédiens (Ndlr : Lyn Thibault et Laurent Desponds), que je n’avais pas vus depuis des années, et qui ne se connaissaient pas. J’ai l’impression que les projets sont des créatures indépendantes de moi. Elles savent très bien ce qu’elles veulent. On pourrait dire que je suis une passeuse d’œuvres par le biais du théâtre, qui est mon mode d’expression. 

Le Journal d’Adam et Eve, à feuilleter jusqu’à vendredi à Bourges


Que se serait-il, passé si les comédiens avaient refusé ?

Je ne sais pas si on aurait pu faire le spectacle. Je ne me voyais pas faire passer des auditions. Mais ils ont accepté avec beaucoup de rapidité. Leur confiance et celle de toute l’équipe est très stimulante. Pour moi, un spectacle est l’œuvre de tous ceux qui y ont participé, même à la plus petite chose. Ces réunions d’âme, ça me touche. Je ne peux pas travailler dans un environnement vide.

Pour moi, un spectacle est l’œuvre de tous ceux qui y ont participé, même à la plus petite chose.

Comment évolue le spectacle, à deux semaines de la première ?

Le travail se passe bien, de façon très fluide. Ces jours-ci, j’ai vraiment eu le sentiment que l’âme du spectacle n’était pas loin. C’est une œuvre qui bouscule. On prépare au mieux sa rencontre avec le public. 


Pratique. Mardi 6, mercredi 7 et jeudi 8 octobre, à 20 heures, à l’auditorium, 34, rue Henri-Sellier. Bord de plateau avec l’équipe artistique le mercredi 7 octobre, à l’issue de la représentation.

Entrée : 26 ou 12 € ; 15 ou 9 € avec la carte MCB.
Réservations dans le hall du conservatoire, du mardi au vendredi de 14h30 à 20 heures, le samedi de 13h30 à 17 heures ; par téléphone au 02.48.70.91.04 ; en ligne sur www.mcbourges.com

Une histoire d’amour passionnelle

Pour écrire Seul ce qui brûle, roman épistolaire, Christiane Singer s’est inspirée d’une nouvelle de l’ Heptaméron de Marguerite de Navarre. Lors d’un dîner chez le seigneur Sigismund d’Ehrenburg, dans l’Allemagne du XVe siècle, le sieur Bernage, émissaire du roi Charles VIII, assiste au rituel macabre qu’inflige son hôte à sa jeune épouse, Albe. Il interroge le maître des lieux et découvre l’histoire d’amour passionnelle qui lie ces deux êtres, au-delà de leurs prisons respectives.  Christiane Singer dissèque l’aveuglement du mari, rongé par la jalousie et l’enfermement de la jeune femme, qu’elle dépasse en accédant à la sagesse. 
Le livre, édité par Albin Michel en 2009, est disponible en Livre de poche.

Martine Pesez
martine.pesez@centrefrance.com

Une résidence, un projet participatif : c’est reparti à Equinoxe !

Présentée par Odile Auger

Après l’arrêt brutal avec le confinement, la scène nationale de Châteauroux retrouve son rythme : une résidence est en cours en ce moment à Equinoxe, un projet participatif avec les habitants du territoire se prépare, le cinéma a rouvert ses portes et des surprises nous attendent pendant l’été et pour la rentrée !

 

Podcast à écouter ici