Seul ce qui brûle – presse

« Un état de séquestration » en écho au confinement pour « Seul ce qui brûle », une pièce créée à Châteauroux

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Laurent Desponds incarne Sigismund. © (Photo Yannick Pirot)
Laurent Desponds incarne Sigismund. © (Photo Yannick Pirot)

 

« Il y a des résonances entre l’œuvre et ce que l’on a vécu », prévient Julie Delille en référence au confinement. Elle présente Seul ce qui brûle comme « une histoire d’amour à la fois très noire et très lumineuse ».
« Ça se termine bien » Sigismund accuse sa femme Albe d’adultère. Il la condamne pendant trois ans à un rituel macabre à l’heure de dîner. « Nous sommes face à un personnage féminin qui est dans un état de séquestration imposé par le personnage masculin », détaille Julie Delille.
Pourtant, le rapport de force n’est pas aussi tranché qu’il n’y paraît. « Albe se libère par elle-même. Cela pose la question de la responsabilité, du “ choisis la vie et tu vivras ”, souligne-t-elle. Tandis que lui, Sigismund, en ayant voulu l’enfermer, se détruit complètement. »
L’intervention d’un troisième personnage bouleverse la perception de Sigismund. « Il va voir, à travers le regard de l’autre, la situation telle qu’elle est vraiment. » Cette prise de conscience entraîne une « conversion ».
« Au lieu de s’affliger, il est projeté vers le réel. » Un monde réel, qui pour l’autrice Christiane Singer, n’est accessible que dans « de brefs moments de nos vies où nos sens sont décuplés ».


Après trois ans où Sigismund s’était piégé dans une situation qu’il a lui même créée, « la vie va rejaillir. Il va renaître de ses cendres et devient un phénix », décrypte la metteuse en scène.


Les personnages ne s’encombrent pas de culpabilisation. « Ils sont prêts à se recevoir. Ça se termine bien. »
« Seul ce qui brûle » de Christiane Singer, adapté et mis en scène par Julie Delille. À Équinoxe, mercredi 6 janvier, à 20 h 30, représentation suivie d’un échange avec les artistes, et jeudi 7 janvier, à 20 h 30.

 

 

 

Une résidence, un projet participatif : c’est reparti à Equinoxe !

Présentée par Odile Auger

Après l’arrêt brutal avec le confinement, la scène nationale de Châteauroux retrouve son rythme : une résidence est en cours en ce moment à Equinoxe, un projet participatif avec les habitants du territoire se prépare, le cinéma a rouvert ses portes et des surprises nous attendent pendant l’été et pour la rentrée !

 

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